RSA – Revenu Social Arbitraire –

Allocataire du RSA ou étudaint travailleur social, pour le conseil général, il faut choisir

On se représente communément le travailleur social comme une espèce totalement distincte du précaire, de l’usager. Il y aurait , un aidant, salarié, et un aidé, en butte à des difficultés d’emploi, de logement, de revenu, de garde d’enfants. Il y a ceux qui appliqueraient le RSA et ceux qui le subiraient. C’est bien parce qu’objectivement ces frontières sont tout sauf étanches qu’il faut dresser des barrières dans la tête et le comportement des uns et des autres, quand des travailleurs sociaux ont connu ou connaîtront la précarité, quand des agents de pöle Emploi sont d’anciens chômeurs suivis et recrutés en CDD ou en contrat aidé… Cette lettre d’une allocataire du RSA montre une fois de plus l’absurdité du système : une formation longue et qualifiante n’est pas “une action d’insertion”. Surtout quant il s’agit de devenir… assistante sociale. Comment pourrait-on être à la fois allocataire soumis et travailleur social en devenir ?

Monsieur Hirsch,
Je me permets de vous adresser ce courrier afin de vous communiquer l’état des lieux de la situation dans laquelle je me trouve. *Je suis en formation à l’ITS Pierre Bourdieu de Pau en 1ère année d’assistant de service social depuis le 29 septembre 2008 *J’ai 31 ans cette année et suis mère isolée d’un enfant de 5 ans scolarisé. *Je suis diplômée monitrice-éducatrice depuis 2004. En tant que monitrice éducatrice j’ai effectué de longs remplacements dans différentes structures mais à chaque fois avec des contraintes horaires (travail de nuits éveillées essentiellement ou bien en internat) posant problème quant à la garde seule d’un enfant en bas âge. J’ai passé ce concours ASS en 2008 et je l’ai obtenu. Bénéficiaire du RMI depuis juillet 2008,j’ai donc établi mon contrat d’insertion autour de ce projet d’intégrer la formation en septembre. L’instance de validation des contrats n’a pas considéré cette formation comme constituant une « activité d’insertion au sens de l’article L262-8 du CASF ». Il m’a alors été proposé un choix que je qualifierai d’illogique : ne pas intégrer la formation et maintenir l’accès aux droits RMI, ou bien : aller à l’encontre de cet avis et assumer seule ce projet au moins pendant 2 ans (car le RMI pourrait intervenir pour la troisième année.) Aussi depuis le 1er Octobre je n ’ai plus de revenus. J’ai fait appel à plusieurs associations pour m’informer sur mes droits aux financements allant jusqu’à faire appel aux fondations privées. N’ayant plus de revenus j’ai du quitter mon logement que je louais,le village où je vivais et où mon fils était scolarisé. Je suis hébergée à titre temporaire chez mes parents à 30km de Pau et mon enfant a changé d’école. Cette formation qui me tient à cœur, que je suis activement, mes stages qui se révèlent très prometteurs quant à mes futurs emplois, mes compétences reconnues, en évolution constante ;sont à ce jour remis en question. Comment se fait-il que l’on ne me permette pas de valider un projet réaliste,viable,sans autre demande financière de ma part que le revenu que l’on m’octroierait sans ce projet de toute façon ? Ma situation est bien trop précaire pour que je maintienne ce rythme de vie pendant 2 ans encore. Qu’en sera t-il de ma situation de mère si rien ne me permet de me loger et de participer financièrement à l’éducation de mon enfant ? Qu’en sera t-il de ma situation de femme si les moyens que je me donne pour me former,me stabiliser professionnellement,étudier dans de bonnes conditions physiques,morales et financières sont vouées à être abandonnées au profit de l’urgence d’un toit pour ma famille ? L’entrée en vigueur du RSA me permettrait peut-être de continuer ce cursus en tant que famille mono parentale car à en croire les textes, ce public pourrait avoir accès à ces formations « longues » de ce type. Or les tests RSA mis en place par la CAF me répondent que je ne peux en bénéficier car mon enfant a plus de 3 ans et que je ne suis pas depuis « récemment » isolée. La continuité de ma formation est alors sérieusement compromise car l’urgence et la précarité dans lesquelles je me trouve sont devenues insupportables. Aussi, Monsieur Hirsch,je vous demande de bien vouloir intervenir auprès des autorités compétentes si vous estimez que ma situation puisse faire l’objet d’un ré-examen. Certaines institutions ont été interpellées depuis le mois d’octobre 2008 : le Président de la République,le Préfet,le Président du Conseil Général 64 et je joins à ce courrier leurs lettres de réponse. Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ce courrier et à mon dossier et dans l’attente d’une réponse de votre part , Veuillez,Monsieur le Haut Commissaire aux solidarités actives,recevoir mes sincères salutations.

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Les Etats bradent nos libertés en secret

La faiblesse de certains de nos dirigeants pourrait nous conduire à céder ce qu’il nous reste de libertés publiques et de biens communs aux mains et profits des plus gros négociants économiques de la planète.

L’outil pour ce faire: un traité international, un accord commercial anti-contrefaçon dit traité «Acta», négocié dans le plus grand secret et qui présente aujourd’hui le risque d’une réorganisation mondiale dont les quelques possédants de brevets et de droits intellectuels
deviendraient les maîtres incontestables. Un traité qui impacte tant l’avenir de la préservation de la biodiversité, de l’agriculture, de la santé, laculture et de nos principales libertés publiques.

Début octobre, alors que huit Etats signaient le traité Acta, deux nouvelles études jettent coup sur coup un nouveau pavé dans la mare paisible des petits arrangements entre Etats.

Mandatés par l’Internet Core Group des Verts européens, Douwe Korff, Ian Brown, respectivement membres de la London Metropolitan University et de l’Oxford Internet Institute (University of Oxford) ainsi que Sean Flynn et Bijan Madhani de l’American University Washington College of Law viennent démontrer, point par point, le caractère
incompatible du texte avec le droit européen.

Libertés publiques et numériques

La première étude, celle de Douwe Korff et Ian Brown est relative à la compatibilité du traité avec la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et la Charte européenne des droits fondamentaux (CEDF).

Elle confirme qu’Acta réduit l’équilibre des droits de propriété intellectuelle au principal bénéfice des ayants droit. Selon les auteurs, les mesures contenues dans le traité sont disproportionnées et contraires à de nombreux droits fondamentaux. Acta ne garantit pas de procédure juridictionnelle équitable, telle qu’exigée, notamment aux articles 6 de la
CEDH et 47 de la CEDF.

Autre incompatibilité: en n’interdisant pas le recours à la riposte graduée et en faisant peser une responsabilité excessive sur les fournisseurs d’accès à Internet, Acta ne garantit pas le respect du droit communautaire en matière de défense des droits de l’homme et protection des données personnelles.

Tout comme d’autres études précédemment menées, parmi lesquelles l’Opinion de Hanovre [PDF], les conclusions de Korff et Brown ne laissent planer aucune ambigüité: transparence du processus de négociations, droit à un procès équitable, protection des données et de la vie privée, libre accès à l’information et libre diffusion des connaissances, autant de dispositions inscrites dans notre droit européen que viole ce nouveau traité.

Accès aux médicaments

Ciblée sur la compatibilité d’Acta avec l’accès aux médicaments, la seconde étude, conduite par Sean Flynn et Bijan Madhani est tout aussi critique.

Selon les auteurs, les dispositions vont au-delà des accords ADPIC, signés par l’Union européenne et font peser une réelle menace sur l’avenir des médicaments génériques. Autorisation de saisies et destruction de médicaments importés au sein de l’Union ou en transit, sur simple suspicion de contrefaçon, contournement de l’autorité judiciaire, faiblesse de la charge de la preuve demandée aux ayants droit, élargissement de la responsabilité et des sanctions juridiques aux intermédiaires (transporteurs, par exemple) quand bien même leur intention frauduleuse ne serait pas établie, absence d’exigences
d’indemnisation des importateurs en cas de détention douanière abusive de médicaments, etc.

Tout comme en matière de respect des droits fondamentaux, la liste de griefs est pléthorique et n’est pas sans conséquences en matière d’accès aux soins, tant pour les populations des pays en voie de développement que pour les citoyens européens. Faut-il rappeler que l’accès aux génériques, est un gage pour la continuité d’accès aux soins, dans un contexte où les budgets santé des Etats membres de l’Union n’ont de cesse de se réduire et qu’un nombre grandissant de personnes, faute de moyens financiers suffisants, abandonnent déjà toute idée de souscrire à une mutuelle complémentaire.

Des mutuelles, qui viennent, à suite de l’alourdissement de la taxation par le gouvernement des contrats de santé, d’annoncer une nouvelle hausse moyenne de leurs tarifs de 4,7% pour l’année 2012.

Pour une consultation fty publique et citoyenne

Dans ce contexte, je me pose une question aujourd’hui: pouvons-nous accepter une nouvelle restriction de nos libertés publiques et de notre accès aux soins? La relance du débat sur l’abrogation d’Hadopi en France, dans le cadre de la pré-campagne de la présidentielle de 2012, entre dans le champ de cette interrogation tant les similitudes entre la Haute Autorité et les dispositions du traité anti-contrefaçon sont nombreuses en matière d’Internet, et que la France garde une réelle et forte influence au sein du
Conseil européen.

Mais et au-delà d’Hadopi, au regard de la portée de ce traité et des conséquences qu’il fait peser sur la vie quotidienne des Français et des Européens, je maintiens que nous ne pouvons pas faire l’économie d’un débat de fond et ouvert sur Acta. La Commission européenne doit lancer une «consultation»publique et citoyenne avant tout engagement. La saisine de la Cour de justice de l’Union européenne est une des options qui reste ouverte.

Le Parlement européen devrait, vraisemblablement au cours du premier trimestre 2012, être appelé à se prononcer sur la ratification du traité, si la Commission européenne et le Conseil confirmaient, dans les prochaines semaines, leur volonté de signer le texte.

Autant dire qu’au-delà de la seule responsabilité du Parlement européen, au sein duquel la majorité de droite soutient fermement Acta, la mobilisation citoyenne mais aussi le résultat des prochaines échéances électorales françaises pourraient peser lourd dans la balance. Du choix du chef de l’Etat et de la prochaine majorité parlementaire pourrait dépendre l’avenir d’Acta et la garantie de nos droits les plus fondamentaux. La France pouvant jouer de son influence auprès des autres Etats membres pour rejeter l’accord et constituer une majorité de blocage comme elle l’a su le faire en d’autres domaines.

Sandrine Bélier

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Sales pauvres

Interdiction de fouiller dans les poubelles à Nogent

PARIS (Reuters) – Les pauvres de l’opulente municipalité de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) ne pourront plus fouiller dans les poubelles, sous peine d’encourir une amende, voire une peine de prison.

Selon un arrêté du 16 septembre, ceux qui “extraient” le contenu des poubelles et le “déversent” dans la rue, crachent, urinent ou souillent la voie publique sont également en infraction et encourent les mêmes peines.

Dans le texte de l’arrêté, Jacques J.P Martin, maire UMP de Nogent-sur-Marne, présente ces mesures comme des moyens de “préserver la santé publique”.

“Ça devient dramatique, on trouve de tout sur les trottoirs”, a-t-il dit au Parisien de mercredi. “Ça pose des problèmes sanitaires, d’esthétique urbaine et de sécurité. On ne peut laisser saccager notre commune, ville touristique, en permanence. Depuis six mois, ça a augmenté, donc je réglemente”.

Mais certaines associations sont choquées par ce décret qui, selon elles, va toucher les plus pauvres, qui glanent pour se nourrir.

Comparant cette mesure à la réplique de Marie-Antoinette qui, face au peuple de Paris affamé et réclamant du pain, aurait suggéré qu’il mange de la brioche, le président d’Emmaüs a dit sur RTL que le maire de Nogent-sur-Marne était “complètement à côté de la plaque”.

“Plutôt que de se poser des questions d’esthétique, on devrait plutôt se poser la question de savoir pourquoi on a des personnes qui sont dans cette situation extrême d’aller fouiller dans les poubelles”, a déclaré Christophe Deltombe, invitant Jacques J.P Martin à “s’interroger sur le fonctionnement des affaires sociales” dans sa municipalité.

Europe écologie-Les Verts a également condamné ce texte, le qualifiant d’arrêté “anti-pauvres”.

“(Le maire) nous explique que cet arrêté a pour but l’incitation au civisme. Dans ce cas pourquoi un article interdisant de fouiller dans les poubelles. Demander de ne pas souiller la voirie était amplement suffisant”, écrit dans un communiqué Annie Lahmer, élue du parti à Nogent.

Jacques J.P Martin s’est défendu sur i>TELE.

“L’arrêté ne stigmatise personne, pas plus les pauvres que d’autres personnes”, a-t-il dit. “Il est destiné à mettre un peu d’ordre dans l’incivisme des gens qui prennent la plupart des containers comme des sources de commerce”.

En août, le maire de La Madeleine, dans le Nord, avait également publié un arrêté interdisant de fouiller dans les poubelles, a confirmé l’hôtel de ville.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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Des blindés contre les manifestants

lu sur Mille Babords :http://www.millebabords.org/spip.php?article18539

Mayotte. Grève générale et répression coloniale Troisième
jour de grève illimitée contre la vie chère à Mayotte De nouveaux affrontements avec les forces de l’ordre Via Internationalistes 13

Encore une fois le pouvoir vient de nous faire la démonstration que Mayotte est bien une colonie en envoyant les blindés contre les manifestants et en faisant venir des renforts de gendarmerie.

Voir les liens :

Mayotte dans le chaos

Mayotte – Des affrontements qui vont crescendo

Emeutes dans les rues de Mamoudzou

Emeutes à Mayotte (contre la vie chère)

« Mabawas nachouké ! » A l’appel des syndicats, une manifestation contre la vie chère est reconduite depuis mardi 27 septembre dans le centre-ville de Mamoudzou, chef-lieu du nouveau département. Dès le premier jour, la marche contre la vie chère a tourné à l’affrontement.

La tension est montée d’un cran mercredi dans les rues de Kawéni et Mamoudzou. Les blindés ont fait leur apparition et des gendarmes réunionnais ont été appelés en renfort.

Les manifestants reprochent au préfet «  le déploiement spectaculaire de force de gendarmerie ».

Le quotidien France Mayotte considère que «  Mayotte a vécu l’une des pires journées de son histoire. » et titrait aujourd’hui en Une “Mayotte dans le chaos. ”… La manifestation est reconduite demain.

Emeutes dans les rues de Mamoudzou

Après deux journées d’affrontements, la manifestation contre la vie chère a été reconduite aujourd’hui à Mamoudzou. Les Mahorais ont décidé de descendre une nouvelle fois dans la rue pour revendiquer des mesures
pour faire baisser la note de leur budget nourriture. Leur cri de ralliement
est désormais ” mabawas nachouké ! – les ailes de poulet moins chères !
“, selon la presse locale.

Blindés, jets de pierre, gaz lacrymogènes…Depuis mardi, le centre ville de Mamoudzou a pris des allures de champ de bataille. En marge des manifestations contre la vie chère, des affrontements ont éclaté entre les
forces de l’ordre et les manifestants. Mardi, 5 personnes avaient été blessées
dans ces heurts et hier, les affrontements ont fait 12 victimes légères. Dans
les rues de Kawéni et Mamoudzou, la capitale, policiers et manifestants se sont affrontés tout au long de la journée d’hier. La tension est encore montée d’un cran après le rassemblement de mardi qui avait déjà tourné au râlé-poussé.

Des gendarmes réunionnais ont été dépêchés sur place pour prêter main forte à leurs collègues mahorais. Magasins et stations service ont dû baisser leurs rideaux par crainte de pillages. Selon La Lettre de Malango, les blindés ont fait leur apparition dans les rues hier pour sécuriser les voitures et débloquer la circulation. Cinq civils et un agent de la brigade anti-criminalité ont été blessés dans les affrontements.

La manifestation a été reconduite ce jeudi 29 septembre sans qu’une tentative de négociation n’ait été amorcée pour ramener le calme.
Les manifestants sont clairement déterminés à faire entendre leur mot d’ordre ” mabawas nachouké – les ailes de poulet moins chères ! “, écrit la
presse locale.

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Mexique-Chiappas-Café

Un café rebelle et zapatiste

« Café du Chiapas cultivé de façon organique et cueilli avec dignité »

Le 1er janvier 1994, date d’entrée en vigueur de l’Alena
(Accord de libre-échange nord-américain), les sans-terre, les sans-voix, les «
oubliés de toujours » que sont les Indiens, descendent des montagnes et, au cri de « ¡Ya basta! » [Ça suffit !], occupent plusieurs villes du Chiapas, État
riche en ressources, où la population est la plus pauvre du Mexique. L’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) apparaît publiquement pour la première fois et, avec elle, tous les Indiens en lutte réclament la dignité, la justice et la démocratie pour tous, la reconnaissance de leurs droits et de leur culture.

Décidés à construire leur autonomie pacifiquement, sans chercher à prendre le pouvoir, et sur la base d’assemblées communautaires, les zapatistes s’organisent en communes autonomes. De nombreuses réalisations pour
la mise en place d’une autonomie solide voient le jour – écoles, cliniques,
coopératives, transports, agriculture, artisanat – dans une région où la
plupart des paysans sont privés des services de base comme l’eau,
l’électricité, l’éducation et la santé.

Au Chiapas, la lutte s’organise aussi autour du café :

Yachil Xojobal Chulchan et Ssit Lequil Lum, des coopératives zapatistes

Tous les membres de ces coopératives appartiennent à des
communautés indiennes zapatistes en résistance.

Yachil Xojobal Chulchan, est située dans la zone des
Altos, autour de Polho où ont trouvées refuge de nombreuses personnes chassées
de leurs communautés par la violence paramilitaire à la fin des années 1990.
Elle comprend environ 900 membres et possède la certification biologique.

Ssit Lequil Lum, « Les fruits de la Terre Mère » en
tzeltal, est la toute dernière des coopératives zapatistes. Elle est située
dans la région Nord du Chiapas, où sont particulièrement actifs les groupes
paramilitaires.

Elle a choisi de franchir un pas supplémentaire sur le
chemin de l’autonomie en refusant toute certification officielle dont les
normes, imposées sans discussion avec les producteurs, ne correspondent pas
toujours aux réalités locales. Elle développe à l’inverse une certification
indépendante avec l’appui d’une université de Veracruz. Ce sont les producteurs
eux-mêmes en relation avec des techniciens d’agro-écologie qui définissent la
liste des points à certifier. Ne s’arrêtant pas à la récolte, comme la certification
biologique, cette auto-certification, qui impose à la fois une culture sans
produits chimiques et des normes sur la qualité du travail après la récolte des
grains, est validée par les autorités zapatistes.
L’achat du café : une solidarité directe avec les communautés zapatistes Les groupes de solidarité d’Europe et d’Amérique du Nord achètent le café aux coopératives zapatistes à un prix supérieur à celui payé par les intermédiaires (appelés aussi les « coyotes » par les producteurs locaux !). À Paris, nous avons crée l’association Échanges Solidaires pour diffuser ce café par le biais d’achats solidaires. Il s’agit d’un café arabica, moulu ou en grains. Outre le prix d’achat supérieur payé au départ aux coopératives, les bénéfices sont entièrement reversés aux communautés zapatistes. Cet argent supplémentaire permet donc de soutenir les producteurs pour qui le café est souvent la seule production vendue (les autres cultures étant d’auto-subsistance) et représente la seule rentrée d’argent pour acheter ce qu’ils ne peuvent produire. Il permet également de soutenir les projets de
ces communautés et notamment des projets de santé et d’éducation autonome.

Afin d’éviter aux coopératives de devoir s’endetter en
attendant le paiement de la récolte, nous leur pré-payons la plus grande partie
de celle-ci au moment de la commande que nous allons effectuer d’ici à la fin
de l’année. C’est pourquoi nous lançons une souscription. Luttons ensemble,
buvons du café zapatiste !

Le prix du café et les frais de transport ont considérablement augmenté l’an dernier. Afin que l’argent que nous reversons aux Conseils de bon gouvernement zapatistes ne diminue pas trop, nous avons décidé d’augmenter le prix de vente du paquet pour la récolte 2012 à 3,40
euros. Nous avons aussi ajouté une case « soutien » sur le bon de souscription pour celles et ceux qui souhaiteraient envoyer un complément pour compenser davantage l’augmentation du prix du café. Cela nous a semblé la meilleure solution, permettant à chacun-e de contribuer en fonction de ses moyens.

De plus, nous allons vous solliciter ultérieurement afin d’essayer de regrouper au mieux les commandes et de faire des envois collectifs lorsque cela est possible.

—————————

Bon de souscription pour achat(s) anticipé(s) – Livraison en JUIN 2012

Je souscris pour (3,40 € le paquet de 250 g., 5 paquets minimum, si possible par multiple de 10) :

….. paquets de café zapatiste (grain / moulu), soit
…..euros

Soutien : ……….. euros

TOTAL versé : ……. euros

Paiement effectué le …./…./…. Par chèque bancaire à
l’ordre de :

Échanges Solidaires

Nom:……………………… Prénom :
………………………

Adresse
:………………………………………………

Code Postal :………….   Ville :………………………

Courriel*:
………………………………………………

Tél.*: ………………………

À retourner avant fin décembre 2012 à :

Échanges Solidaires

21 ter rue Voltaire

75011 Paris

*Très important pour la livraison :

Région parisienne : journée de distribution à Paris.

Province : envois (port inclus dans le prix)

Si vous souhaitez plus d’informations ou de bons de commande :

cafesolidaire@no-log.org - http://produitszapatistes.free.fr

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LOPPSI-Orwell-Liberticide-fascisme-surveillance

LOPPSI 2 : ils soldent nos libertés !

Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite « LOPPSI 2 ») s’inscrit dans un contexte d’inégalités et de régressions sociales majeures. Fourre-tout législatif, sécuritaire et illisible, ce texte annonce un nouveau modèle de société. Populations pauvres et précarisées, jeunes, militants ou internautes sont spécialement visés, mais toute la population est concernée car  ce projet marque un recul général des libertés individuelles.

Répression des populations ciblées :
Expulsion en 48h et sans  contrôle du juge de tous occupants d’habitats hors norme (tente, cabane, caravane, yourte, mobile home, maison auto construites, bidonville, bus ou camion aménagé  …) sur terrain public ou privé, et destruction de leur habitat ; Contrôle accru sur les prestations sociales et obligation pour les travailleurs sociaux de faire de la délation ; vente à la sauvette et vente de métaux sont pénalisées ; expulsion immédiate des transports en commun …
Face aux difficultés sociales d’un nombre croissant de familles,  un « couvre-feu » pour les mineurs de 13 ans,  une extension du « contrat de responsabilité parentale », un renforcement du contrôle administratif des mineurs délinquants et une procédure de comparution immédiate devant le tribunal pour enfants sont  prévus…

Fichage et vidéo surveillance généralisés :
Les fichiers de police et de gendarmerie actuels, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés sont reconduits, étendus et interconnectés. Les personnes innocentées resteront fichées.
La LOPPSI 2 systématise l’espionnage de l’espace public : toutes les entreprises privées pourront installer des caméras aux abords de leurs établissements et les préfets le long des manifs ; la police pourra avoir accès en direct aux images captées par les caméras dans les hall et parties communes d’immeubles ; les images de vidéosurveillance publique pourront être exploitées par des entreprises privées agréées par le Préfet ; dans certains cas, des logiciels de reconnaissance faciale automatique seront utilisés pour identifier les sujets…

Durcissement du droit pénal :
Confiscation automatique du véhicule ; peines-planchers de six mois à deux ans d’emprisonnement dès la 1ère infraction en cas de violence ; bracelet électronique sur décision administrative pour les sans-papiers ; pénalisation des chahuts lors de la réunion des instances électives ; nouvelles périodes de sûreté de 30 ans ; dispositions visant à augmenter le nombre de « doubles peines »…

Pouvoirs policiers accrus :
Filtrage et censure de sites internet ; renforcement des pouvoirs de la police municipale ; instauration d’un vague « Conseil national des activités privées de sécurité » qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité ; création d’une milice supplétive, dites « réserve civile », de 200 000 gendarmes et policiers à la retraite, et étudiants, rémunérés…

La LOPPSI 2 est la 11e loi exclusivement répressive depuis 2002. Elle vient s’ajouter à l’insécurité sociale qui s’étend à chaque remise en cause des droits sociaux pour tous.

Cette loi nous prépare une société du contrôle, fondée sur la tension et la stigmatisation. Elle concrétise le fantasme de l’ennemi intérieur et assimile tout acte de contestation à une atteinte de l’Etat. Elle affaiblit la prévention et les garanties judiciaires. Examinée au Sénat à la mi-janvier, elle pourrait entrer en application au printemps 2011.

Cette loi menace nos libertés et aggrave l’injustice sociale, elle doit être retirée ou abrogée !

Mobilisons nous partout :
Si tu ne t’occupes pas de la LOPPSI 2, elle s’occupera de toi !
MANIFESTATIONS le 15 janvier – à Paris 14h30 à ODÉON

1er Signataires : Advocacy, AFVS, AITEC, Bagagerue, CDSL, Col. anti LOPPSI Toulouse, Col. Soupe ref Diois, DAL, Fédération des Arts de la rue, FSU, HALEM, Gisti, Intersquat Paris, Jeudi noir, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Libre Accès, MRAP, Mouv. Objecteurs de croissance,  Nomades et citoyens en Mouvement, Privacy, RéSEL, RESF, SNPES-PJJ/FSU, SNUClias/FSU, SNEPAP FSU, SUD santé sociaux, SUD éducation, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaire, USP, Vie et Habitat choisi …
Ainsi que : Alternatifs, Europe Écologie les Verts, NPA, MJS, Parti de Gauche , PCF, PCOF …

INFOS : www.antiloppsi2.net

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Nouvelle offense du gouvernement botswanais envers les Bushmen

 

Un ministre du gouvernement prétend que les Bushmen ‘vivent à l’âge des ténèbres’
© Survival

Le ministre de l’Environnement, de la faune et du tourisme est le dernier fonctionnaire en date à avoir proféré des remarques désobligeantes à l’égard des Bushmen du Kalahari.

Lors d’une interview à la BBC, Kito Makaila a déclaré : ‘Je ne pense pas qu’il soit encore possible de considérer comme un choix le fait que votre propre espèce continue à vivre à l’âge des ténèbres au milieu de nulle part, alors que le monde a évolué et est devenu si technologique’.

Les remarques de Makaila qui sont les dernières d’une longue série d’insultes formulées par les fonctionnaires du gouvernement confirment que le racisme à l’égard des Bushmen reste bien ancré.

Le président botswanais, Ian Khama, avait formulé des commentaires similaires en 2008, qualifiant le mode de vie des Bushmen de ‘fantaisie archaïque’. L’an dernier, une femme sud-africaine avait été arrêtée pour avoir insinué que Ian Khama ‘ressemblait à un Bushman’.

Tandis que le président Khama, également membre du conseil d’administration de l’ONG Conservation International, empêche les Bushmen d’accéder au puits dont ils dépendent pour leur survie dans le désert, son administration fore de nouveaux puits exclusivement destinés à la faune sauvage et autorise la compagnie touristique Wilderness Safaris à implanter un luxueux lodge en plein cœur du territoire bushman. De plus, le gouvernement est actuellement en négociations avec la compagnie Gem Diamonds pour implanter une mine de diamants en territoire bushman.

Le prédécesseur de l’actuel président, Festus Mogae, prétendait en 1996 que les Bushmen étaient des ‘créatures de l’âge de pierre’, qui ‘doivent changer s’ils ne veulent pas disparaître comme le dodo’. Il avait fait cette remarque au moment où son gouvernement lançait les premières vagues d’expulsion des Bushmen de leurs terres ancestrales; les évictions ultérieures qui eurent lieu en 2002 ont été jugées illégales et anticonstitutionnelles par la Haute Cour botswanaise.

Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, le général Mompati Sebogodi Merafhe, actuellement vice-président du Botswana, s’était demandé en 2002 pourquoi les Bushmen devaient ‘continuer à communier avec la faune et la flore’ alors qu’ils pouvaient ‘jouir de choses bien meilleures dans la vie, comme de conduire des Cadillacs’.

Margaret Nasha, ancien ministre du gouvernement local et actuellement ministre responsable du service public au cabinet présidentiel avait déclaré en 2002 : ‘Je compare parfois [la question des Bushmen] à celle des éléphants. Nous avons déjà eu le même problème lorsque nous avons voulu procéder à l’élimination sélective des éléphants et que les gens s’y sont opposés’.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les propos désobligeants de Mokaila sont dignes du passé colonial et montrent à quel point le gouvernement continue d’afficher le même comportement raciste qu’en 2002 lorsqu’il les a expulsés de leurs terres. Les Bushmen ont droit au respect de leur mode de vie, comme tout le monde. Si quelqu’un vit encore à l’âge des ténèbres c’est plutôt le gouvernement botswanais’.

Les commentaires de Makaila font suite à l’appel récent au boycott du tourisme au Botswana et de ses diamants lancé par Survival et visant à dénoncer l’attitude du gouvernement envers les Bushmen.

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Peuple-OMO-Rivière-Survie-Ecologie-Barrage

Une nouvelle campagne de Survival

Les Kwegu sont l’un des peuples de la vallée de l’Omo.

Un projet de barrage hydroélectrique géant sur la rivière de l’Omo en Ethiopie menace au moins 200 000 autochtones, a déclaré aujourd’hui l’organisation Survival International.

Survival lance une campagne urgente appelant le gouvernement éthiopien à interrompre la construction du barrage Gibe III et exhortant les investisseurs internationaux, dont la Banque africaine de développement, la Banque européenne d’investissement, la Banque mondiale et le gouvernement italien à se retirer du projet.

La compagnie italienne Salini Costruttori contractée pour ce barrage a déjà construit le barrage Gibe II dont une partie s’est effondrée dix jours à peine après sa mise en service en janvier dernier.

Gibe III interrompra la crue naturelle de l’Omo qui dépose le limon fertile sur ses berges. Dans une région où la sécheresse est chronique, le barrage aura des conséquences dévastatrices sur les moyens de subsistance des riverains qui y pratiquent une agriculture de décrue.

Le petit groupe de chasseurs-cueilleurs kwegu, par exemple, fera face à de grandes difficultés en raison de la réduction du stock de poisson. Six Kwegu, dont deux enfants, sont récemment morts de faim en raison de la rareté des précipitations et des crues saisonnières.

Le gouvernement éthiopien projette de céder de grandes parties des territoires indigènes de la vallée de l’Omo à des compagnies et des gouvernements étrangers pour y pratiquer l’agriculture à grande échelle, dont celle d’agrocarburants qui sera irriguée par l’eau du barrage.

La plupart des peuples indigènes qui seront affectés par le barrage ne connaissent rien du projet. Le gouvernement éthiopien qui impose une forte répression sur les organisations indigènes a dissous 41 associations communautaires locales, empêchant ainsi les communautés d’organiser des réunions à propos du barrage.

Le barrage menace également la survie des 300 000 personnes qui vivent d’élevage et de pêche dans la région de la rivière de l’Omo, la source principale du lac Turkana en Ethiopie. La vallée inférieure de l’Omo et le lac Turkana ont été classés par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Le barrage Gibe III sera un véritable désastre pour les peuples de la vallée de l’Omo. Leurs terres et leurs modes de vie seront anéantis et peu d’entre eux savent ce qui les attend. Le gouvernement a violé la Constitution éthiopienne et le droit international dans le processus d’acquisition. Aucune instance respectable ne devrait financer ce redoutable projet’.

Survival International et les organisations Campaign for the Reform of the World Bank, Counter Balance coalition, Friends of Lake Turkana et International Rivers ont lancé une pétition pour stopper le barrage.

Signez la pétition

Gibe III : quelques faits

1. Le mur du barrage s’élèvera à 240 mètres – le plus haut d’Afrique

2. Le lac-réservoir s’étendra sur 150 km

3. Coût estimé : 1,4 milliards d’euros (au début de la construction du barrage)

4. La construction a démarré en 2006 et doit se terminer en 2012

5. Le barrage développera une puissance de 1 800 mégawatts

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Droit de l’homme–Tribu– Braconnier–Inde -

La tribu la plus isolée du monde menacée par des braconniers

Des braconniers en quête de zones de pêche poissonneuses dans les Iles Andaman en Inde mettent en danger la tribu la plus isolée du monde.

Plus d’une centaine de pêcheurs illégaux venant de Birmanie ont été arrêtés ces dernières semaines. Quatorze d’entre eux étaient en train de pêcher au large de l’île de North Sentinel abritant la tribu des Sentinele qui attaque quiconque s’approche de leur île. Des membres de la tribu avaient tué deux pêcheurs en 2006.

 

Les braconniers birmans et indiens locaux menacent également la survie de la tribu des Jarawa qui ne sont entrés en contact avec le monde extérieur qu’en 1998. Un braconnier indien et un Jarawa sont morts lors d’un conflit dans la réserve jarawa en 2008.

Les gardes-côtes indiens ont annoncé l’arrestation de plus d’une centaine de braconniers birmans depuis le mois d’août dernier, la plupart à proximité de la réserve jarawa. Cependant, les braconniers indiens locaux sont rarement inquiétés par les autorités.

  Les Sentinele attaquent tous les
étrangers qui s’approchent de leur île.

© Indian Coastguard/Survival

Les braconniers capturent les tortues et plongent pour récolter le concombre de mer destiné au marché chinois; ils chassent également dans la forêt des Jarawa. Les braconniers locaux pénètrent le plus souvent par la route illégale qui traverse le territoire de la tribu. Survival a demandé à plusieurs reprises aux autorités locales de fermer cette route, mais elle est restée ouverte.

Selon certaines sources locales, le problème est bien plus grave que ne le laissent suggérer les récentes arrestations, la présence de la majorité des braconniers n’étant pas détectée.

Le braconnage des poissons et du gibier met en danger les moyens de subsistance des Jarawa et des Sentinele qui sont exclusivement des chasseurs-cueilleurs. De plus, les braconniers risquent de leur transmettre des maladies telles que la grippe ou la rougeole contre lesquelles ils ne sont pas immunisés. Les Sentinele qui vivent en isolement total sont particulièrement en danger.

Sophie Grig, chargée de campagne à Survival, a déclaré aujourd’hui : ‘Les mesures énergiques prises dernièrement par les garde-côtes contre les braconniers sont le signe qu’ils prennent cette affaire très au sérieux, mais elles révèlent également l’étendue de la menace qui pèse sur ces tribus isolées. Les Jarawa et les Sentinele vivent dans les îles Andaman depuis près de 55 000 ans, si cette invasion de leur territoire continue, leurs jours vont malheureusement être comptés’.

Voir une interview exclusive d’un Jarawa à propos du braconnage

SOURCE

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G20-émeutes-Police-armes létales- répression-manifestation

# numéro lambda #

du sable dans l’engrenage

Testés en Irak, appliqués au G20: les nouveaux canons anti-émeute

Publié 03/10/2009 A l’arrache Laissez a un commentaire

Pour disperser les manifestants en marge du sommet du G20 en Pennsylvanie, les canons à eau ont été remplacés par d’autres types d’armes “non létales” issues de recherches militaires. Par exemple, le LRAC – Long Range Acoustic Device -, qui a fait ses premières armes en Irak en 2006, est présenté dans la littérature comme « un système d’hyperfréquence (qui) peut être dirigé sur un groupe d’individus, entraînant nausées, malaises intestinaux, troubles de la vision et de l’ouïe». Les images qui suivent, prises par des sources indépendantes et diffusées sur Indymedia, révèlent toute cette belle mécanique contre-insurrectionnelle. Notez bien l’autre arme acoustique, plus conventionnelle : la voix synthétique de la police façon Robocop qui gueule : «Le chef de la police de Pittsburg a déclaré ce rassemblement illicite, donne l’ordre à toutes les personnes de se disperser immédiatement. Peu importe les raisons d’être ici, vous devez partir. Si vous ne vous dispersez pas, vous pourriez être arrêté et/ou sujet à d’autres actions policières.» (à partir de 2′45)

 

D’autres images hallucinantes du Pittsburgh Independent Media Center, surtout ce film : Which side are you on?.

Si vous n’avez pas déjà la nausée, on vous explique plus loin de quoi il s’agit exactement. Exemple, un papier paru à l’automne 2007 dans la revue Cultures & Conflit, fait le point sur ces nouvelles armes anti-émeute (1). Bien sûr, elles profitent, tout comme les drones de surveillance, d’une large inspiration militaire.

La mise en service à titre d’expérimentation en 2006 en Irak, dans le cadre de la politique de contre-insurrection, d’armes comme le Long Range Acoustic Device (LRAD) et l’Active Denial System (ADS) a signé une étape primordiale dans le développement de systèmes antipersonnels de nouvelle génération. (…) Ces systèmes sont actuellement déployés en Irak et font l’objet d’expérimentations actives sur la population civile. Ils ont notamment été testés dans le centre de Bagdad, dans la région de Falloujah et à Camp Bucca.

Le canon à ultrasons en action (photo de propagande)

Les armes acoustiques excitent les flics en tous genre depuis des générations, on s’en sert maintenant plus simplement pour virer les ados bruyants des cages d’escalier. Le LRAD, c’est la version hardcore.

Le Long Range Acoustic Device est un système d’hyperfréquence fondé sur une technique de génération de sons développée par la firme American Technology Corporation qui consiste à produire deux ultrasons de fréquences légèrement différentes : le signal haute fréquence se dissipera rapidement dans l’atmosphère, tandis que le signal basse fréquence va persister et peut être dirigé sur un groupe d’individus, entraînant nausées, malaises intestinaux, troubles de la vision et de l’ouïe. Une variante portative est à l’étude, capable de tirer des « balles sonores » de forte intensité. Le LRAD a connu un premier emploi concluant en repoussant l’abordage du paquebot Seabourn Spirit par des pirates, au large des côtes somaliennes, en novembre 2005.

Arrêtons-nous à présent sur l’ADS, le canon micro-ondes, autre variante du flingue cérébral made in USA — conçu et vendu par Raytheon (lire ce document commercial de juin 2009), le marchand d’armes à qui l’on doit les fameux missiles Patriot, dont les taux d’efficacité avaient été entièrement bidonnés lors de la première Guerre du Golfe (1991). Photos à droite, la version militaire de l’ADS montée sur un hummer, et la version civile (le “Silent Guardian”). L’article de Culture & Conflits poursuit :

L’ADS est un canon à ondes millimétriques pulsées de basse puissance et une technologie pleinement opérationnelle. Baptisé « projet Sheriff », ce système tactique voué à l’engagement rapproché se compose d’un émetteur de moyenne portée incrusté dans une antenne orientable. Il peut être monté selon les besoins sur le toit d’un poste de garde comme arme à effet de zone ou sur des véhicules type Humvee, Stryker ou Light Armored, comme arme anti-émeute.

(…) Le rayon émet sur une fréquence de 95-100 GHz, insuffisante pour pénétrer le corps, mais assez forte pour réagir avec les terminaisons nerveuses du derme superficiel et chauffer les molécules d’eau des couches sous-cutanées, provoquant au bout de cinq secondes une sensation de brûlure si intense que le réflexe naturel de l’individu est de prendre immédiatement la fuite. Le rayon émis n’est pas ionisant – non radioactif – et par conséquent ne comporte pas de dan

ger carcinogène. (…) le principal non-dit de ce système réside dans son potentiel létal. (…) il est techniquement tout à fait envisageable d’accroître la pulsation du rayon pour en faire une arme mortelle, « rhéostatique ».

Une autre incertitude concerne les conséquences pour le cerveau d’une exposition répétée au rayon. Bien que les chercheurs militaires démentent les risques de pathologies encéphaliques, le facteur de la durée d’exposition reste central.»

Et le dernier petit gadget, pour la fin. Le laser au deutérium fluoré ! «Paralysie temporaire…»?

On peut également mentionner, puisqu’il est en cours de finalisation industrielle, l’existence du Pulsed Energy Projectile (PEP), laser à deutérium fluoré développé par Mission Research Corp, dont les phases de test devraient débuter avant 2010. Ce développement augure la naissance d’une génération d’armes potentiellement révolutionnaires parce que susceptibles, comme l’ADS, d’investir la globalité du spectre opérationnel.

Charmant, le laser PEP ! Voyez plutôt:

« Le PEP utiliserait un laser au fluorure de deutérium à impulsions conçu pour produire un plasma ionisé à la surface de la cible visée. Le plasma entraînerait à son tour une onde de pression ultrasonique qui passerait dans le corps et stimulerait les nerfs cutanés afin de provoquer une douleur et une paralysie temporaire ».

(1) Georges-Henri Bricet des Vallons, « L’arme non létale dans la stratégie militaire des Etats-Unis : imaginaire stratégique et genèse de l’armement », Cultures & Conflits, 67, automne 2007, mis en ligne le 21 février 2008. http://www.conflits.org/index3116.html


« La mégabanque de l’UE déchire l’Afrique en alimentant les paradis fiscaux

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Bushmen-Droits des Peuples-Kalahari-Mines-Puits-Profits


L’armée et la police botswanaises envahissent la réserve des Bushmen 28 Mai

 

 

 

 

 

 

© Stephen Corry/Survival

Des camions transportant des soldats et des policiers ont pénétré dans la Réserve du Kalahari central hier. Survival estime qu’il s’agit d’une manœuvre d’intimidation visant à expulser les Bushmen, pour deux raisons :

1) Gem Diamonds veut ouvrir une mine de diamants sur leur terre;

2) La Haute Cour du Botswana doit juger un procès intenté par les Bushmen qui revendiquent la réinstallation de leur puits.

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Biomasse-Vie-Agriculture-Devenir-Planète

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Discussion sur SAEZ – J’accuse – Nouvel album le 29 mars 2010 – En tournée à partir du 22 avril

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Biométrie – Enfance – Education – Soumission – Nanotechnologie- Rassemblement

 

Rassemblement contre la biométrie

Le 16 décembre 2009 de 10h00 à 12h00

Collège de Lédignan (Gard)

Contre la biométrie

Mobilisons-nous

mercredi 16 décembre

à partir de 10 h

devant le collège de Lédignan

Depuis septembre 2008, une borne biométrique a été installée par le principal du collège de Lédignan pour contrôler l’accès des enfants à la cantine.

Une borne biométrique, c’est une sorte de boite dans laquelle les enfants doivent entrer la main, pour la coller contre une vitre en l’appuyant bien à plat. Leur paume est alors reconnue grâce à l’« enrôlement » réalisé en début d’année (opération par laquelle on enregistre l’image de la paume de l’élève et on l’associe à une équation).

Manger ici implique donc à la fois une soumission préalable du corps à la machine et la négation de l’identité patronymique. Dans ces conditions, on peut s’interroger sur les valeurs que l’école entend transmettre à nos enfants…

Depuis le début de leur installation en milieu scolaire, dans les cinq dernières années, ces bornes biométriques ont soulevé de nombreuses critiques et mobilisations. Lorsqu’on suit le développement délirant du cauchemar sécuritaire dans les écoles, on comprend pourquoi. Historiquement, ces dispositifs sont liés au fichage des criminels et au contrôle carcéral. Aujourd’hui, ce sont les enfants que l’on traçe (base-élèves, sconet) pour mieux ficher la population en général (fichier Edwige…).

Ces dispostifs sont poussés par des lobbies industriels qui pilonnent les décideurs publics et l’opinion pour placer des machines afin d’habituer les enfants le plus tôt possible à leur acceptation, lutter contre leurs réticences et se garantir ainsi le marché prometteur des futurs adultes.

A Lédignan, le principal, M COPPOLA, a choisi de passer outre un vote du CA et reporte la responsabilité de ce dispositif sur le Conseil général, responsable de l’équipement de collèges. Cette illégalité et ce mépris des institutions « démocratiques » sont l’objet d’un recours, déjà bien engagé, devant le tribunal administratif.

Au-delà du retrait de la borne, on peut exiger une position claire du Conseil général pour cesser le financement de ces technologies indignes et dégradantes.

Malgré plusieurs sollicitations, Patrick MALAVIEILLE, vice-président chargé de l’éducation et des collèges au Conseil général, fait la sourde oreille. Il considère que ces questions d’éthique ne le concernent pas et ce, malgré le soutien que nous ont déjà témoigné de nombreux Conseillers Généraux.

Une position du Conseil général serait pourtant si facile ! Nous sommes en droit de l’exiger.

Parce que nous trouvons ce dispositif et l’esprit qui l’entoure obscènes et méprisants, parce que nous pensons qu’il est temps d’arrêter de mettre nos enfants sous le contrôle de machines, parce que nous pensons que leur éducation, leur liberté et leurs droits nous concernent tous, que nous ne voulons pas laisser les parents et les enseignants de ce collège isolés, parce que nous savons combien les luttes gagnées soutiennent les luttes futures, nous appelons à une mobilisation devant le collège de Lédignan.

Mercredi 16 décembre,

nous montrerons notre opposition à toute avancée de ces dispositifs monstrueux

et nous en parlerons avec les élèves, les enseignants, le personnel de ce collège et les parents.

A partir de 10h, nous serons devant le collège, chacun avec nos moyens et notre créativité.

A 10h30, conférence de presse.

Nous voulons gagner cette lutte, nous pensons que c’est possible, plus que jamais nous n’y arriverons seul(e)s.

Merci de nous rejoindre.

Collectif "Dépassons les bornes !"

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Détenus-Droits-Dignité-Vie privée-Engagement Présidentiel-Pétition

 

Campagne pour le droit à la dignité des détenus

En 2009, au mépris des règles pénitentiaires européennes, la France persiste à bafouer la dignité de plus de 60000 détenus en niant quotidiennement leur droit à l’intimité.

Il est urgent d’avoir une véritable politique de maintien des liens conjugaux, respectant l’intimité et la dignité de chacun des prisonniers et de leurs partenaires.

Pour que la prison respecte ses ambitions de réinsertion, nous réclamons, qu’elle se limite, comme le droit l’indique, à une privation de liberté d’aller et venir.

Dans l’exercice de sa mission de service public, l’administration pénitentiaire est tenue de favoriser la réinsertion sociale du détenu.

C’est en outre l’engagement formel pris par Nicolas Sarkozy à l’occasion des Etats généraux de la condition pénitentiaire en 2007 : « Je me suis clairement engagé à ce que la dignité de la condition carcérale soit une priorité de notre action. Etre condamné à une peine de prison, ce n’est pas être condamné à être maltraité par d’autres détenus, à ne plus avoir de contacts avec sa famille, à vivre dans une cellule surpeuplée, à se sentir acculé au suicide (…). Le principe de l’encellulement individuel pour toute personne qui le souhaite, dans des conditions respectueuses de l’intimité, doit être garanti. Le maintien des liens familiaux, par la création d’unités de visites familiales dans toutes les prisons, la réinsertion (…) doivent faire l’objet de toutes nos attentions. »

Or, sur les 190 établissements en France, seuls 7 bénéficient de structures à l’abri des regards permettant aux détenus d’entretenir des contacts affectifs avec leurs partenaires. Quel sort réserve-t-on aux détenus des 183 établissements restants ? Les relations sexuelles volées au regard des surveillants dans les parloirs collectifs. Le gavage quotidien de pornographie. Les viols et la prostitution teintés de violences homophobes.

Alors que la loi pénitentiaire vient d’être adoptée en passant outre la révolution copernicienne qui s’imposait et qu’une nouvelle loi est envisagée sur la récidive, il est temps de mettre la question de la dignité des détenus à l’agenda politique et médiatique.

Signez et faites signer la pétition en ligne pour le droit à l’intimité des détenus et engagez-vous auprès des associations mobilisées pour que les droits de l’Homme ne s’arrêtent pas aux portes de nos prisons.

En savoir plus :

> Pétition : Pour un droit à l’intimité en prison

Pour le droit à la l’intimité en prison

En 2009, au mépris des règles pénitentiaires européennes, la France persiste à bafouer la dignité de plus de 60000 détenus en niant quotidiennement leur droit à l’intimité.

Il est temps d’agir.

Signez et faites signer la pétition.

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Génocide- Tribu-Amazonienne-Individu-Humanité-Droits de l’Homme

Une tribu amazonienne réduite à cinq individus

‘Dernière étape d’un génocide annoncé’

Les Indiens akuntsu d’Amazonie brésilienne viennent de perdre leur doyenne, Ururú. La tribu ne compte désormais plus que cinq membres dont le plus âgé, son frère Konibú, est dans un état critique.

Altair Algayer, chef de l‘équipe de la FUNAI (le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien) chargée de la protection du territoire akuntsu, a fait valoir que ‘Ururú était une battante, une femme très forte qui a résisté jusqu’au dernier moment’.

Ururú a été témoin du génocide de son peuple et de la destruction de sa forêt après l’installation d’éleveurs de bétail et de leurs hommes de main sur son territoire dans l’Etat de Rondônia. Dans les années 1960 et 1970, le gouvernement avait ouvert cet Etat à la colonisation, notamment avec la construction scandaleuse de la route BR 364.

Ururú disparaît en emportant avec elle une grande part de la mémoire historique de son peuple. Bien que nous ne connaîtrons sans doute jamais dans toute son ampleur l’horreur qu’ont subie les Akuntsu durant ces cinquante dernières années, les survivants racontent que les membres de leurs familles ont été abattus par les fermiers qui détruisaient leurs maisons au bulldozer. Les deux hommes survivants, Konibú et Pupak, portent encore des traces de balles sur le corps.

L’équipe de la FUNAI a retrouvé les traces des maisons détruites ainsi que des poteaux, des flèches, des haches et des débris de poterie que les fermiers avaient tenté de dissimuler.

Lorsque la FUNAI entra en contact avec les Akuntsu en 1995, ils étaient sept. La fille cadette de Konibú a été tuée en janvier 2000 par un arbre qui s’est abattu sur sa maison.

Les Akuntsu vivent aujourd’hui sur un territoire reconnu officiellement par le gouvernement brésilien et protégé par la FUNAI de l’invasion des fermiers voisins.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘La disparition de Ururú, préfigure la dernière étape d’un génocide du XXIe siècle. Contrairement aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale ou aux meurtres de masse rwandais, le génocide des peuples indigènes se produit dans les régions les plus reculées du monde, à l’abri du regard et de la réprobation de l’opinion publique. Et même si ce génocide ne concerne que quelques individus, le résultat ultime est le même. C’est un peuple entier qui disparaît. Les peuples indigènes ne seront en sécurité que lorsque cette terrible injustice à leur égard sera élevée au même rang que l’esclavage ou l’apartheid’.

Un récent film brésilien de Vincent Carelli, Corumbiara, retrace l’histoire des Akuntsu, de leurs voisins les Kanoê et de l’‘homme dans le trou’, dernier survivant de son groupe. Les Akuntsu figurent également dans la vidéo Survival Peuples isolés.

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Délation-Police-Vichy-Dictature

Maréchal nous revoila ! Dans le département de l’Essonne le chef de la police appelle à la délation par Internet. Discrétion garantie…promet la police

par Claude-Marie Vadrot

La vie va devenir difficile pour les Auvergnats qui vont continuer de migrer vers la région parisienne…

Sans doute nostalgique de « l’heureux temps de la Kollaboration » pendant lequel une partie de la population était toujours disposée à donner un coup de main à ces flics qui se sont soulevés….quelques jours avant la Libération ; mais en faisant preuve de modernité, le patron de la police de l’Essonne vient de prendre une initiative qui ira droit au coeur du Président, de l’Ump et de l’extrême droite qui regrettent le bon temps où les arrestations des déviants et des étrangers n’étaient qu’un détail de l’histoire : par courrier et par affiches, il invite les habitants de son département à transmettre leurs dénonciations sur leurs voisins et sur tous les « suspects » repérés dans les rues par courriels à la police. Il demande aux bons citoyens de transmettre à une adresse particulière « les témoignages, les photos et les vidéos » qui peuvent intéresser la police. Il précise, au cas où les dénonciateurs auraient des doutes sur la déontologie ou les risques de leurs délations, que « la confidentialité est garantie ». On respire : les (bons) citoyens du département pourront donc balancer tous les voisins qui leur déplaisent, tous ceux qui leur paraîtront suspects et tous les passants bizarres, en ayant la certitude que les dénoncés ne le sauront jamais. Les dénonciations seront traitées deux fois par jour par les commissariats de police concernés. Donc, sur simple délation, la police enquêtera et mettra les noms de tout le monde dans son grand fichier. Les Auvergnats ont intérêt à se tenir tranquilles !

Les élus UMP de la région sont un peu gênés (enfin…certains) par la méthode mais ils trouvent, que dans le fond, cela pourra rendre service la police, que cela contribuera à améliorer la sécurité et à dissiper le sentiment d’insécurité et que cela pourra aider la population à sortir de son isolement. Le maire communiste de Grigny, lui pas gêné du tout, a expliqué qu’il n’était pas vraiment contre un tel système. A chacun sa référence sans doute : la police allemande pour les uns, le KGB pour les autres. On croit rêver, on se dit qu’il s’agit d’un cauchemar, d’une rumeur propagée par Internet. Non, pas du tout. J’ai vérifié, ça marche. J’ai dénoncé un drôle de mec sans cravate aperçu dans les salons du Palais de l’Elysée en train de recevoir quelques uns des 10 000 couillons qui voulaient vérifier qu’il habite bien là avec Carla. On va voir…, même si cela ne se passe pas dans l’Essonne. Peut-être qu’ils vont transmettre…

Mais l’appel à la délation ne dit pas clairement est suivi d’une réponse donnant les résultats de l’intervention de la police. Ce serait une sacrée belle interactivité !

L’inventeur de ce retour aux années sombres, Jean-Claude Boren-Garin, est l’ancien directeur de la Sureté en Isère et surtout il est lié au Président (1). Les oreilles de Politis qui traînent au ministère de l’Intérieur, c’est à dire chez un Auvergnat bien connu des internautes désormais, ont entendu dire que l’initiative de ce poulet de choc n’est qu’un poisson-pilote du ministère de l’Intérieur. Si ça marche, si les dénonciations sont suffisamment nombreuses, foi d’Hortefeux (le meilleur ami du Président), le système va être rapidement étendu de façon à pouvoir être annoncé et célébré par le président juste avant les élections régionales.

On ne vit pas une époque formidable ?

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Base élèves- Résistance – Délinquance – Professeurs – Directeurs – Ecoles – Citoyenneté

Deux directeurs d’école «désobéisseurs» démis de leur fonction

 

Dans une classe maternelle/Mychele Daniau AFP/Archives

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EDUCATION – Ils avaient notamment refusé de remplir le fichier base élèves à la fin de l’année scolaire 2008-2009…

«Les emplois de directeurs ont été retirés» à Bastien Cazals, directeur d’une école à Saint-Jean-de-Védas, et Isabelle Huchard, directrice d’une école à Saint-Christol. C’est ce qu’a indiqué ce jeudi l’Inspection académique, à l’issue d’une réunion de la Commission académique paritaire départementale. «Toutefois, les deux enseignants ne sont pas mutés», a-t-elle précisé.
«Je ne suis pas surpris par cette décision», a déclaré Bastien Cazals à l’AFP, se disant «persuadé que la décision était prise depuis le début de l’été». «Pour seule réponse aux problématiques que nous soulevons, c’est la sanction», a-t-il déploré.
Un bras de fer qui a commencé en décembre 2008

Pendant plusieurs mois au cours de l’année scolaire écoulée, un bras de fer a opposé l’Inspection académique à Bastien Cazals. Dans
une lettre à Nicolas Sarkozy en décembre 2008, il s’était notamment élevé contre les réformes engagées dans l’Education nationale. En outre, il est l’auteur d’un petit ouvrage intitulé «Je suis prof et je désobéis».
Son refus de mettre en oeuvre l’aide personnalisée aux élèves telle que prévue dans les textes lui a valu des retenues sur salaires, de 12 jours et de 24 jours. Le tribunal administratif de Montpellier a suspendu en juillet celle de 24 jours, mais le ministère de l’Education nationale a engagé un pourvoi devant le Conseil d’Etat, selon le «Réseau des enseignants du primaire en résistance» qui a tenu son
université d’été mercredi et jeudi à Montpellier.

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EVS – Ecole- Pôle emploi – Sarkosy – RMI – Formation – Respect – Education

Objet : A diffuser le plus possible pour faire réagir.
C’est pareil dans le secondaire !…. Un vrai scandale !

Monsieur Le Président,
Merci de lire ce message,
Un p’tit bonheur sur une page,
Une douceur..pour l’Education Nationale.
Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu’il tisse les voiles…
De la solidarité,
Et qu’il rayonne aux ondes…
De l’humanité.
Je suis Professeur des Ecoles

Dans un petit village de l’Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt- six élèves à l’école…
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples…
Dans cette école une chance,
Un p’tit morceau de bonheur,
Qui s’écrit avec ces trois lettres:
Employée de la Vie Scolaire…

Pour l’Education Nationale,
Un p’tit bonheur, c’est pas banal,
Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu…bancale !
Notre bonheur, c’est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d’la Grande Dame…
Elle est..une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c’est du bonheur …assuré !

Dès le matin, elle s’active,
C’est sur le net qu’elle s’incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l’inspectrice,
Et celles de l’Académie…

Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués…

Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon…à quoi bon dessiner?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l’aide à le recopier, à taper sur le clavier…
Retentit le téléphone, qu’elle décroche sans tarder,
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l’exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l’énergie..

Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire…
Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l’ont appelé
Quel travail de fourmi,
J’y passerai……des nuits ?

Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler…
Et puis…c’est reparti !

Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l’ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S’ouvrir l’esprit, être curieux.
Ne pas oublier l’insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague!… On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c’est vital !
Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l’ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,

..Sans elle, jamais…
Ce ne serait si bien géré.
Le soir, coup de fil…
C’est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme…
Ecoute, me dit-elle…c’est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j’ai reçu…un imprimé,
Dans quelques semaines, c’est marqué,
Votre contrat est terminé…
Ils me demandent ce que j’ai fait,
Pour trouver un futur emploi..
Sa voix se fêle… »J’ai..un emploi! »
Ils me demandent ce que j’ai fait,
pour me former, pour m’insérer,
Sa voix se gèle…. puis accélère: « Je…suis formée,
depuis trois ans, j’me sens utile, insérée et c’est varié,
pas bien payé, mais..j’veux rester ! »
Sa voix s’étrangle… c’est à pleurer…
Ils me demandent mes compétences
C’que j’ai acquis, que vais-je répondre?
Il y a l’espace …d’UNE LIGNE
UNE LIGNE…. mais tu te rends compte !

J’ai honte, honte…il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J’ai honte, honte..pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l’ont créée, l’ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants, Qui a tant encore à leur apprendre..

Et Géraldine ???
On n’ lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d’indemnité
Ils lui précisent… Oh!..comme ils disent
D’étudier ses droits…pour..le R.M.I.
Elle a raison…c’est à pleurer..
Alors qu’on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et…. « Merci »
De s’ respecter, d’être poli
Comme vous dîtes, Monsieur Sarkozy…
Que vais-je dire, à la p’tite fille,
Qui l’aut’re jour, près de moi ,s’est assise,
Et ,toute fièrement, m’a dit:
« Tu sais, Maîtresse, moi, quand j’serai grande,
J’irai au collège, comme mon grand frère,
J’irai au lycée, j’passerai mon bac,
Et je ferai…comme Géraldine! »
Je sursaute.. Mon coeur se serre. C’est à pleurer.

C.Picavet

Professeur des écoles
à l’école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)

En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence, Elodie,
à tous les Philippe, Sébastien, et bien d’autres qui ont valorisé mon
travail, et participé à la guérison d’la Grande Dame…
qui est encore bien malade…
Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots,
Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelque Euros…
Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation,
Jetterai son salarié, pour prendre un autre, recommencer ?
Quel jardinier, quel paysan, brûlerai sa récolte mûre, après avoir semé,
soigné?

Je n’ai pas fumé la moquette
Je veux seulement que l’on arrête,
De prendre les gens pour des pions,
Qu’on arrête de tourner en rond !
Torpillé le « Chagrin d’école »
En mille miettes de BONHEUR !

En l’honneur de tous ces p’tits bonheurs..
INONDONS LE NET
les amis, les décideurs,
les chômeurs, les travailleurs,
les directeurs, les inspecteurs,
employés et professeurs,
députés, ministres,
r’m'istes ou artistes,
chanteurs, compositeurs, rapeurs, slameurs,
radios, journaux, télés,
et à tous ceux qui sont…parents…d’un enfant. enfin à chaque être humain de ce pays
qui j’espère un jour dans sa vie, a bénéficié d’un peu de bonheur, de cette Valeur Ajoutée HUMAINE rentabilité, dans le giron de la Grande Dame.

P.S: Ironie….. A la rentrée, c’est presque sûr
Notre petite école rurale
Sera dotée d’une Valeur Matérielle Ajoutée,
Des fonds ont été débloqués,
Huit ordinateurs et un tableau interactif
Une « classe numérique »
Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai formée !
Mais, qui m’aidera à installer, et à gérer, sans Valeur Humaine Ajoutée !

A LIRE, PUIS A TRANSMETTRE merci

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Pérou-manifestation-répression-violences-police

Le gouvernement se prépare à enquêter sur les violents affrontements de Bagua

1 Juillet 2009

Un manifestant blessé est frappé par les policiers, Bagua, Pérou
© Marijke Deleu and Thomas Quirynen

Le gouvernement péruvien se prépare à enquêter sur les tragiques affrontements qui ont eu lieu en Amazonie au début du mois dernier et qui ont fait plus de trente morts, une centaine de blessés et de nombreux disparus.
Il a été accordé dix jours à un comité gouvernemental pour désigner les membres d’une commission d’enquête créée sur les recommandations du Rapporteur Spécial des Nations unies sur les peuples indigènes, James Anaya, et qui sera dirigée par des membres de l’Eglise catholique. Le premier ministre péruvien, Yehude Simon, a déclaré que l’équipe serait composée de représentants de tous les secteurs de la société afin d’éviter les accusations de partialité.
Tandis que cette commission d’enquête se met en place, les spéculations sur les récents événements de Bagua vont bon train. Un officier de police haut-gradé a récemment suggéré que des soldats de l’armée péruvienne auraient pu quitter leurs rangs pour se battre aux côtés des manifestants indigènes; mais cette hypothèse a été réfutée par un porte-parole de l’Armée.
Par ailleurs, un juge péruvien a levé les charges qui pesaient sur Alberto Pizango, et quatre autres leaders de l’AIDESEP, l’organisation nationale des Indiens d’Amazonie. Mais il est probable que ces charges soient portées à nouveau. Pizango a été contraint de fuir le pays et a trouvé refuge au Nicaragua où il a obtenu l’asile politique.

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Désobéïssance-Education-Contrôle-Liberté d’expression-information

 

 

il ne faut pas baillonner Bastien Cazals

article de la rubrique démocratie > désobéissance & désobéissance civile
date de publication : vendredi 26 juin 2009

Quartier libre

J’ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l’oiseau sur la tête.
- Alors, on ne salue plus ? a demandé le commandant.
- Non, on ne salue plus, a répondu l’oiseau.
- Ah bon. Excusez-moi, je croyais qu’on saluait, a dit le commandant.
- Vous êtes tout excusé, tout le monde peut se tromper, a dit l’oiseau.

Jacques PREVERT

« Je crois que la force principale d’un peuple est la capacité d’insoumission, la capacité à ne pas recevoir une information sans la passer au crible de la critique. La discipline est la force principale des armées. L’esprit critique est la force principale des peuples. C’est la fonction de l’école. »

Albert Jacquard [1]

Après la révocation de ses fonctions de directeur d’école de Jean-Yves Le Gall, après les convocations en commission disciplinaire d’Erwan Redon et d’Alain Refalo pour les 7 et 9 juillet, c’est Bastien Cazals qui se trouve à nouveau dans la ligne de mire des autorités académiques.

Directeur d’une école maternelle à Saint-Jean-de-Védas, près de Montpellier, Bastien Cazals a déjà été sanctionné de 36 jours de retrait sur salaire pour avoir dénoncé les réformes mises en oeuvre par l’ancien ministre de l’Education nationale [2] – il fait partie des 200 directeurs d’école qui refusent le logiciel Base élèves.

Mais c’est de liberté d’expression qu’il s’agit maintenant : un courrier de l’Inspecteur d’Académie de l’Hérault, daté du 23 juin, intime à Bastien Cazals « l’ordre de ne communiquer avec aucun media pour tout sujet ayant rapport avec [ses] fonctions » [3].

Cet ordre est-il bien conforme à la loi 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ? On peut poser la question et rappeler avec Anicet Le Pors que les fonctionnaires sont des « citoyens de plein droit ».

Constatons avec Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire de l’Education nationale, que le « développement de l’autoritarisme dans le fonctionnement du système éducatif au niveau du premier degré [est sans précédent] dans l’histoire contemporaine », et qu’« il serait temps que le ministère [...] reprenne le dialogue et la réflexion sur la pédagogie et sur les politiques éducatives globales » [4].

Notes

[1] Voir Albert Jacquard : « l’esprit critique est la force principale des peuples ».

[2] Bastien Cazals a engagé un recours au tribunal administratif contre les sanctions financières qui lui ont été infligées (une audience est prévue le 6 juillet à 15h).

[3] Référence : http://uneecolepourvictorethugo.hau….

[4] Référence : http://resistancepedagogique.blog4e….

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Hopitaux-Messagerie-Libertés-Censure-Vichy

Trop bruyant, un professeur de l’AP-HP muselé par la direction

Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 16/05/2009 | 11H50

Le psychiatre Bernard Granger, un des leaders du Mouvement de défense de l’hôpital public, a vu sa messagerie électronique interrompue par la direction de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris. Et désormais la communication entre les 800 chefs de service du groupement est soumise à autorisation préalable. Ambiance…

Tout est parti du transfert du « Tableau prévisionnel des effectifs rémunérés » (TPER), un planning des suppressions d’emploi sur 2009 qui va à l’encontre des déclarations de Roselyne Bachelot lundi dernier sur France Inter selon qui « globalement, l’emploi augmente à l’hôpital public ».

Riposte immédiate à la bombe

Hôpital par hôpital, profession par profession, on lit dans ce TPER que « l’effort » sera de 705 postes pour l’année. Ce document devait être présenté par le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Benoît Leclercq devant les instances officielles quelques jours plus tard. Mais il circulait déjà entre personnes informées et sa diffusion par Bernard Granger aux 800 chefs de service a fait l’effet d’une bombe.

Depuis deux mois déjà, via cette liste de diffusion, l’opposition à la loi Bachelot et aux suppressions de postes ne cessait de monter.
Le 6 mai, lorsque Bernard Granger a d’un clic diffusé ces infos capitales, il s’est d’abord pris une grosse engueulade. Puis a découvert qu’il n’avait plus de messagerie électronique, ce dont il ne s’est pas privé d’informer tous ses collègues lors d’une assemblée générale le soir même.

Le lendemain, ses moyens de communication sont rétablis mais le professeur en psychiatrie s’aperçoit qu’il a perdu toute la mémoire de ses communications envoyées entre le 4 septembre 2008 et le 7 mai, soit des centaines d’échanges professionnels, y compris avec ses patients.

Obligation de réserve contre « muselage de la liberté d’expression »

Le directeur général de l’APHP n’en est pas resté là. Dans un courrier intitulé « Diffusion sauvage d’un document administratif », il lui écrit :

« Vous n’avez pas respecté vos obligations d’agent public et en particulier l’obligation de réserve qui s’impose à vous. »

Il lui est reproché d’utiliser les moyens de l’institution « pour évoquer à titre personnel la politique officielle de cette maison ». La lettre termine sur l’évocation de sanctions via les instances disciplinaires.

En clair, pour Bernard Granger, cela veut dire « qu’on n’a pas le droit de dire ce qu’on pense ». Une tendance persistante chez les fonctionnaires, universitaires notamment, dont la langue est particulièrement bien pendue ces temps-ci.

Son avocat, William Bourdon, étudie actuellement l’éventuelle illégalité de cette coupure qui « pose un préjudice sérieux » au médecin. Mais il constate d’ores et déjà que :

« Cela s’inscrit dans une logique de muselage de la liberté d’expression. Là, un personne voit se concentrer sur elle de façon désagréable une logique de victime expiatoire du courroux de l’institution. »

Ils étudient ensemble, « dans un esprit d’apaisement » les éventuelles suites à donner à cette coupure de messagerie.

« Adresser son projet de mail à la direction de la politique médicale »

L’affaire ne s’arrête pas là. Pendant six jours, la liste permettant aux chefs de service d’échanger collectivement par mail a été entravée. Puis, selon les procédures en vigueur à l’APHP, la communication a été rétablie mais restreinte. Hormis la centaine de responsables d’instances de direction, environ 700 des 800 chefs de service voient leurs messages modérés. A la communication de l’APHP, on nous explique :

« Ils doivent adresser leur projet de mail à la direction de la politique médicale, la réponse est donnée sous 24 heures en semaine. La procédure est calquée sur les doyens de faculté et sans doute même sur les grandes entreprises. »

Les opposants à la réforme Bachelot ont contourné la difficulté, mais ont été passablement agacés par ces méthodes qu’ils assimilent à de la « censure ».

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